L’histoire d’Esperluette

Et si je lançais un podcast pour valoriser

les belles énergies de mon territoire, le Vaucluse ?

A force de croiser dans ma vie associative et professionnelle de nombreux projets enthousiasmants portés par des personnes pleines d’énergie mais dont on parle finalement peu, je me suis demandée : comment faire pour leur donner la parole et qu’elle serve à motiver d’autres personnes à se lancer ?

De par mon parcours de communicante, l’idée du podcast est vite apparue. Avec pas mal de doutes et de questionnements dans la tête et après quelques échanges avec des proches qui m’ont donné de bons conseils, il ne restait plus qu’à compléter la to-do liste ci-dessous avant de se lancer.

Je vous ramène début 2018 pour faire un petit retour sur les étapes juste avant la diffusion du 1er épisode d'Esperluette. Bonne lecture !

Choisir une ligne éditoriale

L’objectif est de donner la parole aux porteurs de projets et aux artistes vauclusiens (ou passant par là) mais également que chaque épisode puisse être utile à ceux qui l’écoutent. Esperluette ne parlera donc pas d’événements datés mais servira plutôt à capter les témoignages de tous ceux qui, un matin, se sont réveillés avec une idée folle ou une passion qui maintenant a abouti à quelque chose de concret. Cela peut être une belle réussite mais aussi un échec cuisant car souvent ce sont les grosses galères qui nous font avancer. Lors de ces rencontres, les personnes interviewées parleront de leur idée, de leur art, de leur bilan plusieurs mois ou années après le lancement, leurs réussites, leurs galères, ce qui les a inspirées (c’est ce que j'appelle ici leur Esperluette 😉 ).
Des rencontres donc, qui donnent des interviews publiées une fois par mois environ.

Comme je rencontre beaucoup de personnes passionnantes, il se peut que je laisse le miro entre les interviews à des chroniqueurs·ses pour vous proposer des formats plus courts et qui, je le souhaite, vous apprendront toujours quelque chose et / ou vous donneront le sourire.

Podcast audio ou vidéo, telle est la question ?

Personnellement, je ne suis pas très à l’aise devant une caméra. Certes en communication aujourd’hui la vidéo est considérée comme l’outil le plus efficace pour développer une communauté. Mais ayant déjà travaillé à la radio et pour une web TV, je me suis rendue compte que le micro était beaucoup plus facile à oublier et donnait donc plus de libertés aux personnes interviewées.
De plus, je trouve que le podcast audio est plus facile à écouter partout et à tout moment puisqu’il ne faut pas rester collé devant un écran pour recevoir l'information. Chaque enregistrement est téléchargeable, on peut donc l’écouter en voiture, pendant un moment de détente / d’attente ou même quand on fait ses tâches ménagères (mon moment préféré pour écouter des podcasts).

Ne pas rester seule

Pour être franche, dès le départ, je ne me sentais pas de lancer cela toute seule. La charge de travail me faisait un peu peur mais aussi et surtout il est plus difficile de rester créative lorsque l’on avance seule. Julie Cappo a croisé mon chemin à ce moment là et  m'a gentiment proposé de m'aider dans mes réflexions. J’ai évidemment accepté avec grand plaisir. Plusieurs réunions autour d'une bonne tisane plus tard, le concept était affiné, le nom trouvé et la première interview organisée. C'était donc logique que je lui passe le micro pour être la première chroniqueuse d'Esperluette. Pour l'écouter, sautez sur les chroniques "Zut, j'ai encore fait crever mes plantes !" diffusées lors de la Saison 1.

Merci Julie de m'avoir accompagnée au début de cette aventure.

Trouver un nom ...

L’esperluette est le signe formé par la ligature des deux lettres du mot “et”.
Un mot que j’affectionne particulièrement car & relie, & intrigue et fait sourire, & contient le mot “espère”, exactement la ligne éditoriale que je souhaitais donner au podcast. & a aussi une petite allure d’infini, donc tout est possible avec ce nouveau média ... Oui rien que ça !
Quand on a un nom, on sent qu'une grande étape est passée et que l'idée commence à prendre forme…

Avoir un jingle et une identité visuelle

C’est le moment où on a fait des appels à nos amis qui ont bien voulu m'aider pour donner une identité à ce podcast.
Alors un grand merci à :
- Jean-Philippe Drécourt, artiste sonore qui a réalisé le jingle sur la base de ‘Cha capella’ – Jimmy Fontanez/Media Right Productions.
- Jerlock qui a accepté de créer le logo lorsque je lui ai demandé lors de notre 1ère interview.

Lister les 1ers sujets à enregistrer

Dans tous les sites qui expliquent comment s’assurer d’avoir un podcast qui tient sur la longueur, il est dit qu’il faut au moins une dizaine de sujets en tête avant de se lancer. Pas de souci, ma liste était bien plus longue que cela à la création, et elle s'allonge au fil des rencontres. Cela promet de beaux épisodes à venir.

Trouver un hébergement pour les enregistrements et autres outils de diffusion

Après moult recherches sur des blogs spécialisés, un premier essai d'hébergement qui ne m'a pas convaincu, j'ai choisi la plateforme ausha qui génère un joli flux RSS. Cela permet d'être sur ITunes, Spotify, Deezer, Stitcher … et sur les sites / applis de podcast. J'avoue ça m'a fait un petit quelque chose quand Esperluette est apparue sur l'appli de podcast que j'avais sur mon mobile Podcast Addict !

Sauter dans le vide et voir si ça prend…

Une fois tout ceci calé, il était temps d’arrêter de se poser des questions et de lancer la communication auprès des proches, sur Facebook, Instagram et dans mon réseau.
L’idée folle d’Esperluette est née en janvier 2018 et le podcast est publié officiellement depuis le 22 avril 2018. Un mois après le lancement le podcast avait été téléchargé 50 fois. Un an après et 10 épisodes plus tard, mes statistiques comptabilisent plus de 3000 écoutes.  Je ne connais pas les stat des autres podcasts qui se lancent mais me ça me motive à continuer !

Un an après, répondre aux questions d'autres podcasteurs pour raconter son histoire

Merci à tous ceux qui m'ont soutenue depuis le début.
Et à bientôt je l’espère–luette évidemment 😉
Marie-Cécile Drécourt